• gillesvigneau

5 idées simples pour améliorer sa gestion du risque de change

Les économies du monde entier continuent d’être touchées par les événements en Ukraine et les sanctions imposées à la Russie. L’évolution future et les répercussions de ces événements significatifs sont tout simplement impossibles à prévoir [1]. La forte volatilité actuelle des devises est le reflet de ces évènements.


Le contexte géopolitique pèse énormément sur l’économie européenne et mondiale. Il a affaibli l’euro, mais peut-être pas autant qu’on pourrait s’y attendre. Le dollar américain, devise refuge, s’est renforcé, le yen japonais quant à lui, s’est vu quelque peu freiné par ses faibles taux d’intérêt malgré son statut de valeur refuge secondaire. La livre sterling s’est considérablement affaiblie par rapport au dollar américain tandis que les devises qui bénéficient des matières premières comme les dollars australien et canadien se sont renforcées.


Certes la hausse des prix du pétrole a donné un élan au dollar canadien, mais ces gains récents mettent en évidence le potentiel de volatilité et l’incidence de nombreux facteurs différents sur la force relative des devises. Si les prix du pétrole devaient maintenant baisser, nous assisterions également à une régression des gains pour le dollar canadien.

De même, le dollar américain a largement bénéficié de son statut de devise de réserve depuis le début de la guerre. Cependant, il est également sujet à la volatilité. Être la valeur refuge par défaut en période d’incertitude signifie qu’il sera affecté par les développements entourant les pourparlers de paix et les sanctions. Si les marchés décident que le conflit ukrainien se résorbe, alors le dollar pourrait chuter. De même, lorsque les événements en Ukraine s’intensifient, les investisseurs optent pour la sécurité du dollar américain, ce qui le renforce.


Dans ce contexte, les banques centrales n’ont qu’un objectif (espoir) : maîtriser l’inflation sans provoquer de (grande) récession. Les banques centrales du monde entier relèvent les taux d’intérêt mais à un rythme plus lent que par le passé. Les niveaux records d’endettement [2] accumulés par les secteurs publics des différents gouvernements pendant les années de taux d’intérêt très bas soutiennent cette réticence à relever les taux trop rapidement. Par ailleurs, quel sera l’effet sur les individus qui auront des montants de remboursements de prêts plus élevés dans une période de croissance des prix de l’énergie et d’inflation élevée ? Si les banques centrales agissent trop lentement, l’inflation pourrait s’enraciner, tandis qu’une action trop rapide et agressive sur les taux pourrait entraver la croissance économique. Sauront-elles trouver l’équilibre ?

Cette incertitude accrue est certes très préoccupante et, en plus, on ne se demande plus « si » mais plutôt quand y aura-t-il un prochain événement du type « black swan » ?


Si votre entreprise est exposée au risque de change, il n’a jamais été aussi vital de vous donner les moyens d’être proactif en matière de gestion des risques. Les événements géopolitiques et les mouvements de devises sont impossibles à prévoir, l’exposition aux devises de votre entreprise, cependant, est sous votre contrôle.


Dans ce contexte, il est plus important que jamais de veiller à ce que votre entreprise dispose d’une stratégie appropriée d’atténuation et de suivi des risques pour éviter des coûts imprévus et supporter votre performance. Voici cinq idées très simples pour améliorer votre programme de gestion de risque de devises pour subir moins fortement les effets du prochain « choc internationale ».


1. Définir clairement les responsabilités i.e. Autoriser


Le trésorier (ou contrôleur) doit savoir les limites (pertes tolérées) à l’intérieur desquelles il est censé gérer le risque de change et disposer d’outils adéquats pour s’exécuter dans le cadre d’une politique clairement acceptée par la direction d’entreprise. Plus important, il doit se sentir appuyé par cette dernière pour agir rapidement lorsque requis. Soyez prêt !


2. Capitaliser sur les informations i.e. Connaitre [3]


Le contrôleur doit pouvoir prendre des décisions stratégiques sur la rentabilité en ayant accès à l’information pertinente au bon moment et avoir la capacité de la traiter via un processus clair et rapide. Ce processus simple implique l’ensemble des départements pouvant enlever / ajouter du risque de change (vente, achat, production, etc.). Il vise la synchronisation rapide de la position de change de l’entreprise avec son cycle d’exploitation.


3. Rechercher les améliorations simples i.e. Agir


Des améliorations simples peuvent avoir de gros impacts. Par exemple, enregistrer certaines données plus rapidement dans les systèmes, faciliter la cueillette d’information en définissant qui est le fournisseur, le format, la fréquence etc. Les mouvements récents sur les devises nous montrent qu’un délai de quelques jours peut-être très coûteux.


4. Réévaluer périodiquement vos stratégies i.e. Faire évoluer


Prendre un peu de recul et se poser des questions telles que: Prenons-nous avantages de toutes les mesures internes de couvertures ? Est-ce que le coût de nos couvertures est en ligne avec nos pertes potentielles ? Quelle est la taille de notre risque résiduel (non géré) ? Est-ce que nos récentes actions ont apporté les résultats attendus ? Comment savons-nous si nous sommes sur ou sous couvert ? À quelle distance du point mort sommes-nous ?


5. Facteurs de succès i.e. se donner les moyens [4]


Déterminer clairement les facteurs de succès et se donner les moyens de les faire vivre au sein de l’organisation en les mesurant régulièrement. Se doter de la bonne combinaison d’expertise, d’information, d’outils et de processus clairs permet de retirer le plein bénéfice de la gestion du risque de change.


Tous ces points peuvent rapidement ajouter une grande complexité et nécessitent une attention particulière de la part du responsable financier en charge de cet aspect de l’internationalisation de la compagnie. C’est dans cette mesure spécifique que D-Risk FX Budget & BI se présente comme l’allié précieux des contrôleurs financiers et directeurs financiers.


La plateforme infonuagique offre aux PME des analyses de performance, de risques et de scénarios de test, déclinées par marché, par devise et par ligne d’affaires avec à la clé, une stratégie de couverture sur-mesure et un suivi en temps réel des performances anticipées de l’entreprise.


Gagnez en autonomie, automatisez vos processus et ainsi abordez vos marchés étrangers avec la sécurité d’une stratégie de gestion du risque de change claire et d’un suivi à la mesure de vos ambitions.

[1] Ces articles publiés dans le contexte de la crise Covid vous propose des actions à prendre rapidement dans un contexte de crise. Ils demeurent d’actualité avec la guerre d’Ukraine. Les actions à prendre rapidement, et, Omicron, inflation et incertitude politique (…), et La résilience en temps de crise : se poser les bonnes questions. [2] Il n’y a pas que l’économie qui croit, l’incertitude aussi!

[3] À quel moment couvrez-vous votre risque de change ? [4] Gestion du risque de change : un levier pour atteindre vos objectifs à l’international


______________________________________________________________________


Les marchés internationaux : un monde d’opportunités


Développer ses affaires à l’étranger est source de croissance mais comporte des risques pour les PME. Il est d’ailleurs complexe de suivre les impacts successifs des taux de changes sur les performances anticipées de l’entreprise


D-Risk FX Budget & BI, offre aux PME des analyses de performance, de risques et de scénarios de test, déclinées par marché, par devise et par ligne d’affaires avec à la clé, une stratégie de couverture sur-mesure et un suivi en temps réel des performances anticipées de l’entreprise.


Gagnez en autonomie, automatisez vos processus et ainsi abordez vos marchés étrangers avec la sécurité d’une stratégie de gestion du risque de change claire et d’un suivi à la mesure de vos ambitions.


33 vues0 commentaire